Le 9 septembre 2025, l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont annoncé un accord permettant la reprise des inspections sur plusieurs sites nucléaires iraniens. Cette décision intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu, alors que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, réunis au sein du format dit E3, ont activé la procédure de snapback prévue par les accords internationaux.
Le déclenchement de ce mécanisme ouvre la voie à un possible rétablissement rapide des sanctions internationales contre l’Iran, en cas de non-respect de ses engagements nucléaires. Pour les entreprises européennes, cette évolution constitue un signal fort quant au risque de durcissement du cadre réglementaire applicable aux échanges commerciaux avec l’Iran, en particulier pour les biens et technologies sensibles.
Un retour des sanctions impliquerait un renforcement immédiat des contrôles à l’exportation, avec des restrictions accrues sur certains produits, technologies et services. Les entreprises seraient alors tenues de renforcer leurs dispositifs de due diligence, d’analyser plus finement leurs flux commerciaux et d’anticiper l’impact potentiel de nouvelles interdictions ou obligations de licences.
Au-delà de la dimension géopolitique, la coopération – ou l’absence de coopération – de l’Iran avec l’AIEA jouera un rôle déterminant dans l’évolution du régime de sanctions. Pour les acteurs du commerce international, cette situation rappelle que la diplomatie nucléaire constitue également une source directe de risque réglementaire, nécessitant une veille continue et une capacité d’adaptation rapide des processus de conformité export.